Vietnam – 2ème acte

Et voici que quittant les belles ruines nous rejoignons la terre natale de Maryvonne, la maman de Pierre, qui vécut ses 10 premières années dans la région de Saïgon (aujourd’hui Thành phố Hồ Chí Minh) dans les plantation d’évéa.

Nous atterissons  dans le centre du pays, à  DaNang pour tout de suite filer à Hoï An à quelques kilomètres de là. Ses caractéristiques : vieilles maisons coloniales, pont japonnais, lampions accrochés partout dans la vieille ville, plus de 400 tailleurs sont installés dans la ville, proximité avec la mer.

Les filles se font encore une nouvelle copine, Miki ! Et quelle chance, elle parle un peu anglais et adoooore le karaoké ! Nous arpentons les alentours de la cité à vélo. L’avantage est l’absence de reliefs, les filles sont sur les portes bagages, moletonnés s’il vous plait ! L’euphorie de la ville laisse place à la quiétude des champs de riz et des cultures maraîchères.

Les filles travaillent :

Violette enchaîne les cabanes magiques, Joséphine les Harry Potter.

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On enquille les kilomètres , on se fait inviter pour boire un verre, ou plus, d’alcool de riz, on rigole, même si on ne se comprend pas (encore plus quand le bébé que je porte fait caca sur sa grand mère ! La grosse marade ! )

Le soir on profite des lumières

Au petit matin, des rues vides, de la ville qui se reveille

On ne pouvait pas passer à côté de la gastronomie locale, on fera même une visite guidée, par deux étudiantes qui cherchent à parler anglais, on découvrira encore de nouveaux plats, certaines fois plutôt étranges, d’autres fois succulents. Spéciale dédicace aux collègues, avec des étales de fruits et légumes dont je ne saurais dire tous les noms ni tous les usages tellement la diversité est grande. On mange en version street food la plupart du temps, on est assis sur des sièges pour enfants en plastique, on en a pour 5 euros pour nous tous, bref, on en prend plein les papilles.

Au bout d’une semaine, on migre à quelques kilomètres, dans la ville de DaNang, on logera dans une superbe maison. On y louera 2 scooters pour augmenter le rayon des visites. Le contraste entre traditions et modernité est assez saisissant. Les techniques de pêches ainsi que les constructions navales sont d’une simplicité alors que derrière se construisent tout un tas de resorts pour accueillir toujours plus nombreuses les hordes de touristes, principalement asiatiques : coréens (eux sont plus grands, la peau un peu plus blanche et maquillés, dixit nos 2 guides étudiantes), chinois, japonnais, arrivant par cars entiers. Pas facile de trouver sa place quand on voyage…

Et voici que sonne déjà la fin de notre passage au centre du Vietnam. Nous allons entamer la découverte du dernier pays du voyage :

le Sri Lanka, et quelle découverte !!! À  suivre au dernier épisode 😉

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Cambodge, les temples d’Angkor

Cinq heures après avoir quitté Bangkok notre train s’arrête à Poipet, à la frontière avec le Cambodge. On sait que nos quatre visas doivent nous coûter 120$ mais nous anticipons avec un peu d’angoisse les frais annexes. Et quand l’officier nous annonce 32$ par personne Diane lui répond, la bouche en coeur « Oh but I have only ouane heundred and touenty $ » est il tombé sous le charme? Il lui dit simplement Ok et nous avons nos visas 5 minutes plus tard! Qui l’eût cru? Diane a vaincu à elle seule toute la corruption mondiale!

Nous partons donc illico pour Siem Reap qui est la ville proche des fameux temples d’Angkor. Un jeune couple rencontré à la fin de notre séjour cambodgien nous dit pour avoir visité les temples en une journée que c’est quand même un peu sur-vendu, que c’est pas mal mais ça ne « vaut » pas le Colisée ou certains temples indiens vachement plus grands.

En effet c’est juste quelques empilements de cailloux mais c’est quand même pas si mal empilé! Nous choisissons de parcourir le site à vélo pendant trois jours (avec une journée de repos entre chaque jour de visite). Et surtout nous passerons plus de temps dans les temples modestes que dans Angkor Vat et le Bayon qui sont envahis de cars de chinois. Le car de chinois est un concept touristique que nous tenterons de décrire plus tard.

Pour nous ce n’est même pas seulement vélo mais aussi tandem! Ce qui est bien pratique car ça permet à l’une des deux filles de se reposer un peu. Je vous laisse deviner qui en profitera le plus…

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Après cette petite introduction, désolé mais ce soir c’est « soirée diapos »

Première journée

Les filles remplissent leurs carnets de croquis pendant que je tente d’établir une iconographie exhaustive des petits bouddhas de moins de 20 cm:

Première journée: 45km de vélo par 30° qu’il faut quand même relativiser par de nombreux passages ombragés, ah ben non 30° c’est à l’ombre! Et bien sûr les visites se font épaules couvertes et en pantalon. Bravo les filles!!

Deuxième journée

Le surlendemain donc réveil à 4h30 pour voir le soleil se lever à l’Est d’Angkor Vat. Il faut se lever tôt car Siem Reap est proche des temples mais celà veut quand même dire qu’on commence par 10km de route. Après quelques hésitations on s’installe et on sort le petit déjeuner en attendant le soleil.

On souhaite se garder pour plus tard la visite d’Angkor Vat, donc nous faisons juste un petit tour dans les galeries extérieures côté Est et nous reprenons nos petits vélos

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Pour nous rendre devant le Srah Srang où des gens ramassent des algues au fond du bassin. Je vais les voir, engage une grande discussion: soua sadaye! (Bonjour, la moitié de mon vocabulaire khmer) ensuite je n’ai pas réussi à comprendre ce qu’ils faisaient avec ces algues. Visiblement ils les récoltent pour les manger, donc je goûte et alors on me dit « no no disease » bon encore une fois je n’ai rien compris, c’est pas grave, Aukun (merci, l’autre moitié de mon vocabulaire) de grands sourires et on repart.

Joséphine et Violette vont alors faire une petite prière à Bouddha pour que la journée ne soit pas trop longue, leurs voeux sont exaucés car nous ferons à peine 35 km aujourd’hui.

Nous reprenons alors nos études approfondies de la culture Khmère

Depuis la « redécouverte » par les français au XIXème siècle des travaux de restauration, d’entretien et de dé-junglisation ont lieu sur la plupart des temples cependant certains arbres font aujourd’hui partie intégrante des batiments.

Entre chaque temple ont pédale 5 à 15 min puis on visite le suivant, on se pose, on boit, on casse une croute, on boit, les filles dessinent, on grimpe, on boit, on redescend, on assume pleinement notre statut de touristes en se photographiant sur les marches

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Ou devant les éléphants

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Bon, si on assumait vraiment, on prendrait des photos comme ça devant Angkor Vat:P1210716-1920x1080.JPG

La dernière visite de la journée : Baphûon

P1210528-1080x337qui offre une belle surprise sur sont mur ouest, un Bouddha couché gigantesque qu’on distingue à peine si l’on passe trop vite.

Demain: grasse matinée, piscine, repos, le programme convient à tout le monde mais ce soir nous sommes le 15 février!!!!!

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Troisième journée

Le 17, rebelote et dix de der nous prenons notre petit déjeuner à Srah Srang, c’est Joséphine qui a choisi pour son anniversaire l’endroit car elle souhaite revoir le premier temple que nous avions visité.

Là aussi nous faisons les photos officielles de tous les albums de vacanciers à Angkor et oui nous sommes vraiment heureux d’être là.

Nous retournons donc voir Prasat Kravan.

On savait bien que Walt Disney était un Khmer qui avait infiltré Hollywood.

Nous sommes alors bien décidés à visiter Angkor Vat mais finalement nous sommes effrayé par les cohortes de chinois (deux jeunes filles qui nous ferons découvrir Hoi An au Vietnam nous expliqueront qu’il s’agit en fait surtout de coréens) et les filles sont assez proches de l’overdose de temples. Nous passons donc assez rapidement, de toutes façons nous préférons unanimement les temples plus modestes.

Nous avons tout de même beaucoup aimé le baratage de la mer de lait par Vishnou qui fait la toupie en équilibre sur une tourtue.

Nous traversons également assez rapidement le Bayon, dont voici la célèbre entrée Sud, cette grande enceinte qui contient notamment Angkor Thom.

Nous finissons la journée assez tôt en plein cagnard par une ascension vers Phnom Bakheng

Qui nous offre une belle vue sur Angkor Vat et toute la foret environnante.

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De retour à Siem Reap Joséphine ne choisit pas un gâteau mais une glace d’anniversaire que nous dégustons au bord de la PISCINE!!

Demain nous prenons l’avion pour Danang au Vietnam. Nous avions tellement aimé le nord, nous avons hâte de découvrir le centre.

Pierre

Thaïlande – Bangkok

Ça y est, la frontière est passée, EASY !!! Nous voici en Thaïlande, le pays du sourire ! Nous faisons escale, juste le temps d’une courte nuit, au nord est du pays, dans la ville de Nhong Khai à quelques kilomètres au sud de Vientiane (une fois le Mekong passé). Au petit matin, nous prenons le train direction Bangkok. P1200396-2496x1404

Départ à 5.50 am. Nous parcourons un peu plus de 600km en 10 heures, les filles se font nourrir par les locaux qui trouvent les 2 blondinettes bien mignonnes. On commence a voir avec les marchands qui passent et repassent dans le train avec des mets quelque peu… Etonnants ! Les filles lisent, mangent, lisent, trouvent un peu le temps long, lisent et puis…

En arrivant, nous retrouvons Rebecca, une copine de Lycée qu’on avait pas revue depuis au moins 7 ans. Drôle de hasard. Elle loge au même endroit que nous, encore le hasard, pourtant la ville est grande ! C’est un chouette coin le « flapping duck »,  mais on déménagera par la suite pour se trouver un petit endroit plus calme à 2 pas. C’est qu’on commence à se faire vieux et les enfants ont toujours besoin de beaucoup de sommeil… Nous profitons de la présence de Rebecca qui nous emmène, et nous familiarise avec la ville. On a l’impression de s’être vu depuis a pas si longtemps, même si chacun de son côté, milles aventures se sont passées ! Nous sommes pile au moment du nouvel an chinois, le 5 février cette année. Commence l’année du cochon. Direction Chinatown pour découvrir les festivités du quartier.

L’ambiance est bien différente d’Hanoï, il fait clairement beaucoup plus chaud, on pige toujours rien avec leur écriture, les véhicules roulants ne claxonnent quasiment pas et heureusement…imaginez la cacophonie !!! Beaucoup de voitures, moins de scooters, la possibilité de prendre des bateaux bus car la ville est traversée par le Mekong et d’une quantité  de canaux…et de moustiques de surcroît 😅 ça nous paraît bien bordélique quand même !!! Ça tombe bien, on aime ça.

 Nous poursuivons notre découverte de Chinatown et Little India les jours suivants. On sent l’effervescence du nouvel an qui bat son plein. Le quartier est tout de rouge vêtu. C’est tout plein de ruelles dites piétonnes mais fréquemment utilisées par tout type de véhicules roulants.

Et puis voila le soir venu, où nous déboulons sur la grande avenue, fermée pour l’occasion aux engins à moteur, beaucoup de gens sont assis bien en rang, sur toute la longueur. On fait pareil. On rêve d’un défilé avec des dragons, des musiciens, de la couleurs, des pétards, on attend, les officiers nous remettent bien face à la ligne, bien assis et puis…

Un cortège de voitures vides passe dans un sens à  fond, puis dans l’autre remplies cette fois ci, on entend la clameur de la foule, une lumière est allumée dans la première voiture, une dame salue (la princesse, soeur du roi), les gens se lèvent après le passage du cortège, applaudissent et c’est fini. Au revoir. Dépités, on rentre se coucher !

Le lendemain on part visiter une autre partie de la ville. Nous nous rendons dans la maison de Jim Thomson, riche américain, venu faire marchand de soie dans le pays. Amoureux de l’architecture traditionnelle thaï, il a fait démonter et remonter des maisons pour en faire son habitation. Pour une fois, notre guide parle français les filles suivent. C’est chouette !

Le cadre est agréable, une démonstration de filage du fil de soie est proposé. Les enfants adorent.

On oscille toujours entre visite et détente, le tour au parc Lumpini en fin de journée, nous surprendra quand même avec ces espèces de gros lézard : des varans. Notre copine nous raconta le premier jour, que lors de la dernière mousson, il plu tellement que les crocodiles des élevages environnants réussirent à s’échapper et a s’eparpiller partout dans les rues inondées de la ville (avec des canaux un peu partout pour ceux qui ont suivi).

Effrayant non ?!

Qui dit Bangkok, dit famille royale, à  l’instar de nos voisins british, ceux ci se voient d’un genre mégalo plutôt intéressant ! Partout des portraits à leur effigie, jusque dans les maisons. La famille royale est très respectée même si le nouveau roi ne serait pas autant apprécié que son père. Gare à ceux qui le critiqueraient un peu trop fort, les arrestations pour crime de lèse majesté son fréquentes. Nous voici donc dans les starting bloc pour la visite du palais royal, sur la ligne de départ, nous attendons le coup de sifflet pour partir à l’assaut. Et zou, attention les yeux, ça brille de partout, c’est beau, c’est immense, plein de couleurs et de symboles.

Sans oublier le bouddha d’émeraude vêtu de sa parure d’hiver (mais interdiction de le photographier) . Quoi?! Hiver?! Mais il fait 34 degrés ! On nous expliquera qu’à Bangkok, il y a 3 saisons: chaud, très chaud et très très chaud. Nous sommes en période très chaud et les temples ne se visitent qu’en étant couvert du haut en bas, épaules également. On écoule aisément le gros bidon d’eau de 6l tous les jours. On fait au mieux niveau écologique, mais en voyage c’est quand même beaucoup plus difficile !

Au pas de course, en enchaîne avec le Wat Phra. Grave erreur! Joséphine nous expliquera très rapidement que « bon tu sais maman, on vient de marcher pendant 2 heures dans le palais là, bon c’était bien, mais là tu vois c’est fini, après, tout le reste on peut plus,on s’en fiche, c’est nul » heu bah ouais je comprend bien mais quand même le bouddha couché c’est cool non ? « Nan mais en plus on a faim là » quoi déjà?!

On a mangé puis on a prié pour que le jardin public d’à côté ai des jeux…on a marqué des points. Ouf 😎

On a bien compris que peu importait le temple qu’on allait faire par la suite, il risquait d’y avoir des réclamations, alors pour détendre un peu toute la famille, on organise une journée piscine. Un coup de taxi et nous voici en haut du toit d’un énorme mall. Nous sommes vendredi donc très peu nombreux, on s’amuse toute la journée, on ne voit pas le temps passer.

Les journées passent vites, les filles aiment aussi se reposer, lire tranquille au frais, bricoler dans leur chambre, faire des spectacle…on leur laisse ce temps là. Voici un peu en vrac des images de notre semaine passée

Entre ses expos d’art contemporain, ses stand de tongs en caoutchouc en forme de poisson, ses câblages électriques de ouf, ses magasins ultra modernes, ses bateaux avec des moteurs montés de façon abracadabrantesque, sa circulation…particulière, ses stands de nourriture avec la moitié de produits inconnus, Bangkok nous aura beaucoup plu de par sa diversité, sa culture débordante et la gentillesse de ses habitants.

Réveil 4.30am, un train à prendre, direction Siem Reap au Cambodge… Avec un enchaînement « maison » de taxi-train-tucktuck-bus-tucktuck

Dans le prochain épisode vous découvrirez qui gagnera le mach à la frontière :

la corruption ou nous…

Diane

Laos

Nos aventures au Laos ont commencé par un épisode pas très heureux au moment du passage de la frontière. On s’était armé de courage pour passer sans payer les fameux bakchichs. On a même réussi a convaincre la plupart des personnes de notre bus (depuis Dien Bien Phu) de faire de même mais c’était sans compter sur la fonctionnaire acariâtre qui s’est énervée d’entrée de jeu.

La plupart des autres touristes ayant peu à peu cédés, le chauffeur a fini par débarquer nos sacs et nous avons obtenu nos visas au bout de deux heures en ayant fini par donner, nous aussi, nos 6$ de « special fee » par passeport. Ce fut un passage traumatisant pour Diane et les filles. Finalement nous trouvons un autre bus, nous nous faisons 2 nouveaux copains, le couple de Catalans qui a tenté de tenir avec nous jusqu’au bout, et c’est reparti pour un tour ! Ils furent très impressionnés par Violette qui leur dit « Ah oui, la Catalogne c’est comme le Tibet » après qu’ils aient expliqué la situation politique de leur région.

 

RIVIERE NAM OU

Nous arrivons donc à notre première escale au Laos : Muang Khua. Point de départ pour notre descente le long d’un affluent du Mékong: la rivière Nam Ou.

Ces bateaux bus remontent et descendent les fleuves quotidiennement, nous embarquons donc à 10h du matin pour rejoindre Muang Ngoy.

 

Le trajet sur la rivière est très sympa mais pour vous résumer ce que nous avons ressenti de l’accueil laotien on pourrait donner cette image:

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Bien sûr ce n’est qu’une photo, certains ont adoré le Laos et ses habitants, mais nous avons eu peu d’échanges par rapport à nos précédentes étapes. C’est un sentiment que partagent de nombreux autres voyageurs.

Bref, ce que nous avons vu du Laos ne nous a pas emballé dans l’ensemble. Nous avons tout de même passé de bons moments et nous avons adoré les deux jours à l’ Elephant Conservation Center!

 

Mais pour le moment, descendons la rivière à 15 noeuds en slalomant entre rochers et troncs d’arbres. Enfin, le trajet ne peut plus se faire d’une traite sur le Mekong ou ses affluents car Power China construit de plus en plus de petits ouvrages comme ceci:

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Du coup, tous les passagers descendent du bateau, montent dans un pick-up qui contourne le barrage, et embarquent dans un autre bateau en aval du barrage.

 

Et la descente continue jusqu’à Muang Ngoy, la rivière est splendide.

 

 

A l’arrivée nous trouvons un petit Homestay donnant sur la rivière, il est tenu par une petite dame laotienne de 35 ans pleine d’énergie et son mari suédois débarqué ici comme volontaire il y a 7 ans (il en a 27). Ils ont 5 enfants et le jeune homme nous explique avec le sourire que ses parents ont eu un peu peur quand il leur avait annoncé son changement de vie à 20 ans 😓

La vue magnifique depuis mon hamac:

 

Un vieux nous explique que les premiers touristes sont arrivés il y a 20 ans que lui était le 5ème à proposer des chambres. Aujourd’hui, le village qui nous est décrit comme pittoresque dans les guides se résume à une rue principale, parallèle à la rivière, bordée de chambres d’hôtes et de restaurants. Le vieil homme en est très content et il a raison, ça apporte du business dans le village… On vous propose des balades dans 3 villages reculés encore plus « authentiques », sur le chemin qui y mène : un guichet. Nous n’avons pas eu envie d’aller au zoo. Ce n’est pas toujours simple d’assumer sa place de touriste.

 

Le lendemain nous partons nous promener le long de la rivière et après avoir traversé un cours d’eau dont les sangsues se souviennent des pieds délicieux de Joséphine et Violette nous trouvons un chemin qui mène vers un autre village non répertorié comme officiellement authentique. Mais là encore, peu de sourires et d’échanges…

 

 

La balade est jolie, les papillons aussi, nous nous interrogeons longtemps sur ces plantations d’arbres bien alignés que l’on voit partout. Il s’agit de teck, utilisé ici couramment et exporté pour les plus belles billes.

 

On découvre aussi une grosse production de poils de balais bien gardée par un tigre.

 

Nous faisons connaissance avec notre voisin de chambre, Florian. Il est né en Guyane et vit maintenant à Wallis. Il découvre le Laos pendant les grandes vacances! Et oui, juillet août à Wallis c’est l’hiver. Sa mère est d’origine Lao et Florian est fier d’apprendre aux filles un peu de vocabulaire. Il nous en apprend beaucoup aussi sur la vie à Wallis. Nous ne serons pas pas dans le même bateau pour rejoindre Nong Khiaw mais nous attraperons le même bus qui nous mènera à Luang Prabang où nous aurons le plaisir de passer à nouveau une bonne soirée avec Florian et ses parents autour d’une fondue lao.

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LUANG PRABANG

Nous voici donc à Luang Prabang, nouvelle ville nouveaux types de tuk-tuks

 

La ville est belle, de nombreux temples bouddhistes, cet endroit est très organisé par l’activité touristique (un peu comme Vigan aux Philippines ou Hoi An d’où j’écris ces lignes). On a envie de se poser un peu, nous resterons donc une semaine dans un homestay très calme et arpenterons la ville à pieds ou à vélos.

 

 

 

L’Utopia où on peu rester des matinées entières sur des coussins au soleil, bouquiner et jouer avec des fourmis, ou boire des petites bières fraîches en soirée:

 

 

 

 

 

 

Et bien sûr les fleurs de lotus dans le moindre bassin et aussi ces coqs qui hantent nos petits matins depuis 4 mois!

ELEPHANT CONSERVATION CENTER

Au milieu de notre semaine à Luang Prabang nous allons passer deux jours à l’Elephant Conservation Center, un sanctuaire pour éléphants. Autrement dit un endroit ou ils se la coulent douce, ils ne travaillent pas en forêt, ne portent pas de touristes sur leur dos et ré-apprennent à vivre en groupe.

 

 

Le tarif d’entrée assez élevé permet à cet organisme de racheter des éléphants (29 actuellement) à leurs propriétaires, d’embaucher les cornacs à un salaire plus élevé (un cornac reste lié à un éléphant), d’embaucher également les épouses de ces cornacs pour l’organisation et l’accueil des touristes. Cela nous semble plutôt réglo et nous passons deux jours superbes!

 

Après avoir suivi des éléphants toute la journée nous avons le droit à un beau coucher de soleil depuis notre petit bungalow (un bon filtre sur l’appareil et on se prend vite pour YAB)

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Au réveil, pour les éléphants comme pour les enfants: on range son pyjama, on prend une douche et on n’oublie pas de se laver les dents!

 

Ils arrivent de différents endroits du parc et c’est un peu l’encombrement dans la salle bains. Aujourd’hui encore les éléphants sont enchaînés pour la nuit, les responsables souhaiteraient les laisser dormir sans chaînes mais il faudrait pour cela clôturer une grande parcelle. Pas trop de sensiblerie non plus hein, chez nous aussi les chèvres sont attachées pour ne pas faire n’importe quoi!

 

 

 

 

Après une petite photo de famille nous accompagnons les éléphants vers leur « aire de socialisation »

 

Dans la nature ce sont des animaux très sociaux, il y a des hardes de femelles avec les jeunes d’un coté et des mâles qui vivent seuls ou en hardes d’un autre coté. Les femelles ont absolument besoin de vivre en harde car ce sont les vieilles femelles qui apprennent tout aux plus jeunes. Par exemple une jeune femelle qui met bas pour la première fois risque fort de tuer son petit car elle ne sait pas ce que c’est!

Autrefois (plus d’un siècle) une famille de cornacs était liée à une harde d’éléphants, quand on avait besoin d’un ou deux éléphants pour travailler, toute la famille partait en forêt pour trouver sa harde. Les éléphants choisis pour le travail suivaient leur cornac et les autres restaient sur place car ils obéissaient aux leurs. Dans une organisation moderne du travail ce fonctionnement n’est pas pratique et les éléphants sont donc séparés très jeunes les uns des autres, ils n’ont donc aucune vie sociale. Ces tentatives de re-socialisation au sein de l’ECC semblent assez laborieuses il semble donc très peu probable de les relâcher un jour dans la nature.

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Un grand merci à Tom notre guide, dont j’espère n’avoir pas trop déformé les explications, ainsi qu’à toute l’équipe de cette joyeuse maison de retraite 🐘

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Nous retournons ensuite pour quelques jours à Luang Prabang. Nous passons une belle matinee dans un tout petit musée où les filles peuvent faire une chasse aux trésor et nous offrent un magnifique concert.

 

 

 

Une dernière prière à Bouddha et nous partons pour Bangkok!

On descend direct en bus jusqu’à la frontière: huit heures de trajet évidemment, la route en très mauvais état, mais ça passe tout seul! Nous sommes heureux d’aller voir un nouveau pays. Nous enchaînons le trajet, le passage de frontière, la réservation de notre billet de train pour Bangkok, nous nous offrons notre première pizza du voyage et au lit. Demain matin : notre première aventure ferroviaire, bonjour Thaïlande 🌞🇹🇭

Pierre

Nord Vietnam, début janvier

Après avoir quitté Manilles le soir du 4 janvier nous arrivons à Hanoï à une heure du matin dans cette rue qui sera notre camp de base pendant une petite semaine

HANOI

 

Le lendemain nous commençons à flâner dans les rues et sentons rapidement que  nous allons aimer cette ville.

 

Nous logeons dans le vieux centre qui est touristique mais pas comme d’autres endroits un peu trop « musée » ou trop « expats » comme nous avons pu le voir ailleurs, ici ça grouille partout, on ne peut pas marcher sur les trottoirs envahis de scooters, marchands et petits tabourets sur lesquels on mange à toute heure des mets délicieusement odorants!

 

 

Il y a aussi des plans d’eau paisibles:

 

 

Et un truc que nous adorons photographier depuis le debut de notre voyage: un réseau électrique incroyable, que certains artistes vietnamiens savent mettre en valeur:

 

 

De pagodes en écoles primaires, de street food en bistrots nous visitons également le magnifique temple de la littérature avec notamment ses tortues portant les stèles des mandarins dont voici la description. https://www.cap-vietnam.com/node/545

Pour les protéger des bombardements pendant la guerre un mur a été érigé tout autour puis cette enceinte fut entièrement comblée de sable.

 

Et le musée des beaux arts:

 

Laques anciennes et modernes,

 

Dieux très sages et puissants supportés vaillamment par le petit peuple

 

Belles aquarelles

 

Et dans de nombreuses oeuvres contemporaines, la guerre violente mais victorieuse et la reconstruction glorieuse du pays grâce à l’oncle Hô son esprit et son parti.

 

 

Alors eux, je ne me souviens plus qui c’est mais je crois qu’il s’agissait d’une série de sculptures représentant de très vénérables prêtres.

 

 

Nous avons eu la chance de voir à l’opéra d’Hanoï un spectacle de cirque moderne (le créateur est passé par le cirque du soleil). Le spectacle relate des scènes de vie traditionnelle, tous les agrès sont en bambous et les accessoires sont des objets de la vie courante. Il y a 15 ans nous avions été éblouis par un spectacle de trapèze volant des « Arts Saut » sous un grand dôme à Lille. À la Villette, voici 2 ou 3 ans, nous avions adoré un spectacle de fin d’études du Centre National des Arts du Cirque. Ce spectacle Vietnamien nous a émerveillés par la virtuosité et la poésie dégagée par tous les artistes, il complète notre trio des plus beaux spectacles de cirque.

Nous serions bien restés deux semaines à Hanoï mais nous voulions quand même avoir du temps pour notre périple dans le Nord Vietnam (visa 15 jours) et aussi, après 4 jours nous commencions à avoir quelques décollements de plèvres, eczma et conjonctivites.

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CAT BA, baie d’ HA LONG

La suite : la baie d’Ha Long. D’après ce qu’on en a lu et entendu c’est très beau et très fréquenté, mais vraiment très beau, mais vraiment trop fréquenté, mais vraiment dommage d’être dans la région et ne pas y aller…. Dilemme. Nous avons finalement décidé d’aller sur l’île de Cat Ba, ce fut un excellent choix!!

Nous étions en basse saison, dans cette île où le tourisme n’est pas encore envahissant, mais ça va très très très vite au Vietnam et nous avons vu de gros chantiers de complexes touristiques en cours (voir l’article du Diplo en fin de page)

Venant d’Hanoï en bus nous prenons un bac pour nous rendre à Cat Ba ou nous restons une semaine dans un hotel semblable à ceux de Pornichet mais dont deux chambres sur 20 sont occupées, la notre et celle d’un américain qui choisit ses vacances en fonction des spots d’escalade.

 

 

Petites balades à pied ou en scooter dans l’ile et pendant une journée nous embarquons sur une jonque semblable à celle ci qui nous emmène avec une quinzaine d’autres touristes dans la baie de Lan Ha qui est une partie de la baie d’Ha Long.

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Au programme: villages flottants, caillou arrondi creusé par en dessous, fermes piscicoles, caillou arrondi creusé par en dessous, balade en kayak, caillou arrondi creusé par en dessous, baignade, caillou arrondi creusé par en dessous, caillou arrondi creusé par en dessous, c’est d’un monotone….

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